Au regard de sa situation particulière, le Comité Arles-Sagné bénéficie d’une autonomie relative et est constituée sous forme d’association indépendante reconnue d’intérêt général.
FICHE D’IDENTITÉ
Pays : Mauritanie
Année de jumelage : 1989
Population : 15 000 hab. (augmentation de 3 % par an)


Drapeau de la Mauritanie
Vue du village de Sagné
COMITÉ
Président : Jean-Claude Marey
Représentant au CA : Serge David
HISTOIRE
Ce Jumelage-Coopération, né de la volonté de deux populations, existe à travers l’entente, les échanges culturels, humains, sociologiques et économiques et dans la réalisation de projets dans nos deux communes.
Il suppose la connaissance réciproque des hommes, la prise de conscience de deux réalités bien différentes, le refus de l’assistanat. Les projets, toujours nés de la volonté des Sagnankais (habitants de Sagné) sont systématiquement menés en concertation avec les autorités du village et en particulier sa municipalité, et les associations de ressortissants de Sagné en Europe.
Arles est donc jumelée à un gros village d’Afrique subsaharienne, en Mauritanie.
Le territoire de la République Islamique de Mauritanie, à l’ouest de l’Afrique, est très majoritairement occupé par le Sahara. Il est bordé sur toute sa façade ouest par l’océan Atlantique qui baigne les villes principales de Nouakchott, la capitale, et Nouadhibou, au nord, ainsi que par le Banc d’Arguin, réserve naturelle un temps jumelée avec le Parc National de Camargue.
Notre village jumeau se trouve, lui, au sud, à 650 km à l’est de la capitale, dans une boucle du fleuve Sénégal qui fait frontière entre la Mauritanie et le Sénégal. Dans la région administrative du Gorgol, département de Maghama. Son climat y est sahélien semi-aride.
Il est majoritairement occupé par une population Peul ainsi que par des Soninkés et des Maures.
Cette commune rurale en croissance permanente se compose, comme Arles, d’un village principal, dit « Sagné village » ainsi que d’une douzaine de villages répartis sur un territoire de 165.4 km2.
L’habitat des Sagnankais est généralement construit en banco (briques de terre, d’eau et de paille) ou aujourd’hui de parpaings. Il prend, à Sagné village, la forme de concessions qui regroupent autour d’une cour, dans quatre ou cinq maisons, la famille élargie.
Bâti sur la falaise qui domine le fleuve, le village se regroupe autour de la Mairie, de la mosquée, et d’une place centrale entourée de boutiques.
Les autres villages ou hameaux de la commune sont souvent composés de cases rondes, en particulier dans les villages d’éleveurs, et quelquefois de simples campements.
Les Sagnankais vivent essentiellement de l’élevage (zébus, chèvres, moutons), de la culture sous pluies de céréales : mil, millet, sorgho, maïs et, en zone inondable essentiellement, du maraîchage : calebasses, niébés, oignons, hibiscus, aubergines, tomates, la plupart du temps cultivés par les coopératives féminines. Aujourd’hui certains se lancent dans la culture de fruits exotiques vendus à la capitale.
Le village compte aussi des pêcheurs en pirogues sur le fleuve et de nombreux artisans : potiers, bijoutiers, tisserands, tailleurs, et évidemment des commerçants, les boutiquiers.
Les actions menées depuis plus de 40 ans avec Sagné ont été multiples. La première, principalement destinée à enrayer la mortalité infantile, a consisté à amener l’eau potable dans tous les villages de la commune (À l’exception d’uN), par le creusement de forages et/ou de puits équipés de panneaux solaires, de pompes et de bornes-fontaines. Ceci en partenariat avec la Société des Eaux de Marseille.
Puis, nous sommes intervenus, toujours à la demande des Sagnankais, dans les domaines de l’irrigation, de l’éducation et de la santé.
Il y a, à Sagné, une école primaire et un collège dont nous avons accompagné la construction. Dans la commune, 4 autres petites écoles : à Loughéré, Cumbou, Bitel et Loboudou. Nous encourageons la scolarisation par des bourses de lycéens et l’apport annuel de fournitures scolaires. Aujourd’hui, devant le nombre toujours croissant d’inscriptions, la construction d’une deuxième école primaire permettra à terme de doubler l’effectif d’enfants scolarisés en primaire. Aux trois classes bâties par l’État mauritanien viendront s’ajouter trois autres classes financées par les associations de Ressortissants et notre Comité.
Il y a aussi à Sagné un Centre de Santé à la construction et l’aménagement duquel nous avons aussi participé et deux petits dispensaires à Cumbou et Loughéré.
Il faudrait, bien sûr, parler des délégations, nombreuses, qui ont conduit, au fil des ans, des dizaines et des dizaines d’Arlésiens dans ce village de fond de brousse, inimaginable, disent-ils, avant de l’avoir découvert, et dont l’hospitalité et la chaleur de l’accueil sont, pour tous, inoubliables.
Et comme le jumelage-coopération ne peut se vivre que dans la réciprocité, à l’invitation du Comité, les Maires successifs, chefs de village et représentants des associations villageoises sont venus découvrir notre cité et, autour d’eux, ce sont des cars entiers de Sagnankaises et de Sagnankais de la diaspora, de Marseille et du Nord de la France, qui sont ponctuellement venus à Arles, chez l’habitant, pour des rencontres et des fêtes qui ont alimenté nombre d’animations, d’expositions d’artistes mauritaniens, d’interventions diverses qui ont permis aux deux populations de se rencontrer et de se connaître.
La solidarité et la notion même de Jumelage-Coopération prennent là tout leur sens.
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